Pour la petite histoire:

Au début de l'histoire, vers 1960, on connaît la réverbération et l'écho. Deux effets naturels que l'on tente de reproduire, pour les besoins de l'enregistrement studio, dans d'énormes caissons où des bataillons de ressorts et de plaques réfléchissantes tentent de reproduire ces phénomènes acoustiques. A cette époque, les autres effets sont, pour la plupart considérés comme des "bruits" qui gênent. Mais, le rock, musique désireuse de faire de l'effet, va changer les habitudes en tentant de domestiquer tous ces bruits parasites (comme le feedback). Désormais, chaque incident sonore peut être une source d'inspiration pour des musiciens ou des constructeur inventifs. Plus que la musique elle-même, le son devient une référence. Alors, quand les techniques numériques font leur apparition, les effets connaissent un bond prodigieux tant en qualité de son qu'en quantité de produits. Maîtriser les effets fait, aujourd'hui, partie du jeu du guitariste. Comment jouer hendrix sans wah wah, du hard sans disco ? Comment se passer de fuzz, de délais, d'harmoniser. Comment ignorer la substantifique moelle des musiques d'aujourd'hui ?

Est-il nécessaire d'expliquer à un guitariste, même débutant en quoi consiste la distorsion?

Le mot en lui-même de "distorsion" englobe en réalité une multitude de types de sons. Ainsi pour qualifier ces différences, on parlera de son crunch, d'overdrive, de fuzz ou de saturation.

On parle également d'écho pour caractériser le délai. Le delay produit un écho avec une ou plusieurs répétitions. Un peu comme lorsqu'on appelle quelqu'un à la montagne.

Que votre CD préféré soit "Les Quatre Saisons" de Vivaldi, "Electric Ladyland" de Hendrix, "Follow The Leader" le dernier Korn, ceux-ci ont tous la réverbération comme point commun.

La réverbération ou reverb est un phénomène physique qui implique de multiples réflexions du son. Si vous jouez dans une cathédrale ou dans une petite pièce, l'ampleur du son est totalement différente en raison des types de réflexions engendrées.

La compression réduit la dynamique du son. Pour simplifier on peut dire qu'elles amplifie ce qui est joué doucement et atténuent ce qui est joué fort. Elles permettent ainsi d'obtenir un son assez équilibré et du "sustain" (la note dure plus longtemps).

La pédale de wah-wah est un filtre passe-bas qui coupe des aigues. Ce qui donne au son de la guitare une caractéristique vocale de la pronociation des voyelles OU, O , A. Ecoutez l'intro de "Voodoo Child (Slight Return)" de Jimi Hendrix.

Le chorus (traduisez "choeur") est, comme son nom l'indique, un effet donnant l'impression d'entendre plusieurs instruments jouant simultanément la même partie. Au résultat, on est en présence d'une sonorité globalement plus épaisse, profonde et riche. Si on ne doit citer qu'un seul guitariste utilisateur du chorus, nul doute qu'il agirait d'Andy Summers (Police).

Définir le flanger par des mots n'est pas chose facile, mais l'image traditionnelle consiste à le comparer au son caractéristique que produit un avion à réaction au décollage. Ce son tourbillonnant peut également ressembler par certains côtés à l'effet Doppler.

Ecoutez l'intro de "Ain't Talkin' Bout Love" de Van Halen !

Le phaser produit un son très fin et d'une sonorité un peu nasale.

Le trémolo a pour effet de faire varier l'intensité du signal. Ainsi, le volume d'une note passée au trémolo croît de façon périodique.

Le vibrato fonctionne exactement comme le trémolo à l'énorme différence que le paramètre physique affecté n'est plus l'intensité mais la fréquence du son.

© 2019 par CLEMENT COMBIER professeur de guitare à Riom, Auvergne. Proche Clermont-ferrand.