ERIC CLAPTON

Titres clés :

- "Cocaine"

- "Crossroad" avec Cream

- "Wonderful Tonight"

- "Sunshine of your Love" avec Cream

- "Layla" avec Derek and the Dominos

 

Matériel préféré :

- Fender Stratocaster noir surnommée "Blackie"

- Amplifi Marshall JTM 45 (période Cream)

 

Dans le swinging London en pleine effervescence du milieu des années 60, quelqu'un a un jour écrit "Clapton is God" sur les murs du métro. Il est vrai que les fidèles se bousculent pour écouter celui qu'on tient pour le messie du blues boom. A l'époque, le jeune mod vient de fêter ses 20 ans. Il a quitté The Yardbirds, le groupe qu'il avait rejoint fin 1963, le jugeant "trop pop". Au passage, il a hérité du surnom de "slowhand", référence ironique à ses foudroyants breaks de lead guitare.

Authentique puriste, Clapton a fait ses gammes sur le répertoire des grand bluesmen comme Muddy Waters, John Lee Hooker ou Freddie King. Il troquera bientôt la guitare bon marché que lui ont offert ses grands-parends - qui l'ont élevé - pour une Gibson SG, avant de passer à la Stratocaster entré dans la légende (Blackie). Clapton va révolutionner la scène British avec Blues Breackers With Clapton (1966), au sein du groupe de John Mayall. Devenu pop star malgré lui, il forme le power trio Cream, en 1966, avec Jack Bruce et le batteur Ginger Backer, qui vont le forcer à cultiver le côté tranchant de ses solos tout en portant une attention particulière à la mélodie.

Passé l'aventure Blind Faith, Clapton aspire à l'anonymat dans des formations comme Derek and the Dominos. Layla and Assorted Love Songs, son chef-d'oeuvre enregistré en 1970, mettra ainsi en avant ses ambitions de singer-sonwriter, avant un virage "laid back" sous influence J.J. Cale et sa reprise du "I Shot the Sheriff" de Bob Marley.

Désormais, il se concentrera autant sur le chant que sur son jeu de guitare - reconnaissable entre tous. Sur ses meilleurs albums, 461 Ocean Boulevard (1974), Slowhand (1977), Money and Cigarettes (1983) ou From The Cradle (1994), sa guitare ultramélodique se fera toujours plaisir ce qui l'avait fait dieu à l'origine. Ces derniers années, God ne songe plus qu'à se faire plaisir, retrouvant ses compères de Cream, Steve Winwood ou jouant avec Wynton Marsalis.

DAVID GILMOUR

Titres clés :

- "Comfortably Num" avec Pink Floy

- "Shine on you Crazy Diamond" avec Pink Floyd

- "Money" avec Pink Floyd

- "Another Brick in the Wall" avec Pink Floyd

Matériel préféré :

- Fender Stratocaster (1969) sunburst peinte en noir qu'il surnomme "Black Strat"

- compresseur Boss CS-2

 

Si Roger Waters donna à Pink Floyd une dimension conceptuelle et une profondeur littéraire qui devaient en faire le groupe phare des années 70, David Gilmour y'apporta indéniablement une fantastique dramaturgie. Bien sûr voilà des décennies que les exégètes se déchirent quant à savoir qui de Barrett, Waters ou Gilmour incarne réellement l'âme du Foyd. Ce qui ne fait aucun doute, c'est que le jeu de son guitariste est absolument unique, une griffe à la fois blues et planante dopée par un son renversant.

Né en 1946 à Cambridge, Gilmour à rencontré Waters et Syd Barrett au lycée où les trois jeunes gens se passionnent pour la musique, et plus spécialement pour la guitare, avant de fonder leur groupe au milieu des années 60, à la faveur du courant psychédélique. En tant que producteur et songwriter au sein de Pink Floyd, Gilmour se délecte de textures rêveuses et aériennes, mais quand le guitariste empoigne sa Fender Stratocaster, il relève bien d'autres sensibilités.

Soliste de blues fougueux dans un groupe qui n'en joue pratiquement pas, ses mélodies élégantes et élancées sont aussi tonifiantes que les sonneries de réveils sur The Dark Side of the Moon. Il distille aussi une sorte de majesté incandescente, parfois profonde, à l'instar du solo de "Comfortably Numb", lorsqu'il n'évoque pas des panoramas de science-fiction sur "Echoes", plage de 23 minutes figurant sur Meddle (1971). Son usage précurseur des échos, inspirés par Barrett, le premier guitariste du Floyd ravagé par l'acide, auquel il succéda, atteint son paroxysme avec l'utilisation millimétré des effets délay sur "Run Like Hell". Adepte de l'avant-garde Jazz, comme il le montre dans le mythique Live At Pompéi, Gilmour pouvait aussi se révéler un guitariste funky inattendu, du riff séduisant de "Have a Cigar" aux ornements à la chic de "Another Brick in the Wall, part II". Son influence sur bon nombre de ses confrères comme The Edge, le guitariste de U2, est absolument incontestable.

JIMMY PAGE

Titres clés :

- "Stairway to Heaven" avec Led Zeppelin

- "Dazed and Confused" avec Led Zeppelin

- "Hearbreaker" avec Led Zeppelin

- "Kashmir" avec Led Zeppelin

Matériel préféré :

- Gibson Les Paul Standard

- ampli Marshall Bluesbreakers ou 1974

 

La sortie du film Célébration Day, le concert de "réformation" de Led Zeppelin au 02 Arena de Londres en 2007, nous l'a rappelé avec éclat : en 2012, Jimmy Page est toujours incontournable, une sorte de référence absolue pour les guitaristes, toutes générations confondues. Sans aucun doute parce qu'il a le don de jouer le bon plan au bon endroit, preuve s'il en est de son remarquable bon goût.

D'un gémissement quasi morbide dans "Dazed and Confused", joué avec un archet de violon sur le premier album du groupe en 1969, au riff inaltérable de "Black Dog" sur Led Zeppelin IV, ou de l'ampleur mélodique et chromée de son solo sur le légendaire "Stairway to Heaven", Page sculpta le son et la puissance de son groupe à partir d'une large palette d'inspirations et d'expériences passées. Lorsqu'il succède fin 1966 à Eric Clapton comme lead guitar dans la dernière incarnation des Yardbirds, il est déjà, à Londres, un musicien de studio renommé, qui a aiguisé ses riff sur les disques des Them ou de Donovan, mais également accompagné les Kinks et les Everly Brothers sur scène. Il a aussi affûté ses talents de producteur sur les singles pour John Mayall ou pour Nico, avant qu'elle ne s'illustre avec le Velvet Underground.

Né à Heston en 1944, Page fondera finalement Led Zeppelin sur les cendres des news Yardbirds à l'été 1968, avec Robert Plant au chant, John Bonham à la batterie et John Paul Jones à la basse. D'une incroyable immédiateté, son solo sur "Heartbreaker" le montre en équilibre parfait sur le fil de la technique, alors qu'il multiplie les modulations sur "The Song Remains the Same". Son autorité technique, la diversité de son écriture et de son jeu perdureront bien au-delà des années 70, après la séparation du groupe en 1980 suite au décès de John Bonham, puisque cet amateur de Gibson Les Paul (au fameux câblage Jimmy Page) demeure encore aujourd'hui une des plus grande icône de l'histoire du rock. "Ecouter Led Zeppelin peut vous transporter très loin", dira de lui Joe Perry.

JEFF BECK

Titres clés :

- "Cause We've Ended as Lovers"

- "Definitely Maybe"

- "Brush With the Blues"

- "Behind The Veil"

Matériel préféré :

- Fender Stratocaster

- ampli Marshall Bluesbreakers

- ses doigts ;-)

 

Né le 24 juin 1944 à Wallington dans le Surrey, Jeff Beck démarre sa carrière professionnel en 1963 au sein des Tridents. C'est Jimmy Page lui-même, ayant refusé de rejoindre les Yardbirds en rupture de Clapton, qui leur conseille d'engager le jeune guitariste. Or Beck est un brin instable, et le concept de carrière lui est totalement étranger. S'il va bien rejoindre le groupe de Keith Relf, cela ne durera que deux ans car il n'a aucun scrupule à manquer un concert pour passer une soirée avec sa petite amie du moment.

Après quelques tube inattendus en solo sous la houlette du producteur Mickie Most, il fonde le premier Jeff Beck Group, avec Ron Wood et Rod Stewart, que l'on considère comme l'un des précurseurs du hard rock. Beck traverse ensuite différentes phases - soul avec la deuxième mouture du JBG, avec Bogert et Appice, puis jazz-rock avec Jan Hammer et Stanley Clark - sans jamais s'y attarder plus de quelques années. En 1975, Blow by Blow, produit par George Martin, va constituer l'un des sommets de sa biographie.

A partir du milieu des années 80, Jeff Beck s'intéresse beaucoup plus aux voiture qu'à la guitare, son principal fait d'arme étant en 1993 Cazy Legs, formidable hommage à Gene Vincent et son guitariste Cliff Gallup, l'une de ses idoles de jeunesse. Mais Jeff Beck ne s'ai jamais départi d'un "cool" que peu d'autres êtres humains peuvent se vanter de posséder. Idem pour son jeu de guitare. Tranquille, sans effort, même quand il dévale le manche comme de l'un de ses bolides motorisés.

En fait, Beck possède à peu près tout - toucher monumental, technique sans faille, sens de la mélodie, de l'improvisation et de l'invention sonore inégalé -, mais il s'en fout, soucieux avant tout de continuer ses explorations soniques sur disque ou sur scène, entouré de musiciens virtuoses. Accessoirement, c'est aussi lui qui, en 1966, a montré comment maîtriser le feedback sur le titre "Shapes of Things" des Yardbirds.

KEITH RICHARDS

Titres clés :

- "Jumpin'Jack Flash" avec les Rolling Stones

- "(I Can't Get No) Satisfaction" avec les Rolling Stones

- "Gimme Shelter" avec les Rolling Stones

- "Honky Tonk Women" avec les Rolling Stones

- " Time Is on my Side" avec les Rolling Stones

Matériel préféré :

- Fender Télécaster surnnomer "Micawber" 

- Music Man Silhouette

 

On l'a, entre autres, surnnomé "the human riff". Mais réduire le guitariste des Rolling Stones à un simple point de détail technique serait évidemment d'une insupportable iniquité. Keith Richards est avant tout le fils spirituel de Chuck Berry et celui qui, avec son acolyte Brien Jones et quelques autres (Alexis Korner, John Mayall), apporta le blues noir américain aux faces de lait caillé britanniques. Rien que ses prouesses sur "Time Is on My Side" ou le riff de "Satisfaction" sont suffisants pour assurer sa place au panthéon des "mains d'argent".

Mais en décidant, un jour de 1968, d'adopter la façon traditionnelle d'accorder un banjo à sa Gibson Les Paul - une idée empruntée à Don Everly, des Everly Brothers, et enseignée par Ry Cooder qui, comme tout le monde, ne l'employait jusqu'alors que pour jouer en slide - puis d'abandonner une sixième corde devenue redondante, Richards à carrément bouleversé la face du monde. A partie de là, il va rédiger un véritable évangile de la guitare rock avec une série de thème insubmersibles : "Jumpin'Jack Flash", Start Me Up", etc. Le tout sur des combinaisons d'accords simplifiées - accords réduits à un barré de l'index, dont les variations sont apportées par le majeur et l'annulaire -, aboutissant à un résultat encore plus percutant pour des raisons d'harmonies et de résonance.

Richards, incarnation même du guitar hero au sens icônique du terme, va ainsi entraîner les Stones dans des sommets rarement atteints, particulièrement dans les années qui vont de Beggars Banquet (1968) à It's Only Rock'n'Roll (1974) - le côté roots de son jeu créant avec les geysers soniques de Mick Taylor une combinaison sans pareille dans l'histoire de la rock music. Ajoutons à cela une classe folle et une morgue presque insupportable, qui lui permettent de tenir tête depuis un demi-siècle à Son Altesse Misk Jagger, et l'on fait face à l'incarnation parfaite du guitariste rock.

CHUCK BERRY

Titres clés :

- "Johnny B. Goode"

- "Maybellene"

- "Roll Over Beethoven"

Matériel préféré :

- Gibson ES-335

 

Il n'y aurait jamais eu de guitare rock'n'roll sans Chuck Berry, la chose est entendue. Avec quelques autre, une poinée en fait, il a érigé les dogmes. "Chuck jouait une version légèrement plus chaude du blues de Chicago, confiera Keith Richards à Rolling Stone, avec cette guitare boogie-woogie - dont tous les autres jouaient aussi - qu'il a menée à un autre niveau." En grande partie via des chansons entrées dans la légende.

Né en 1926 à St Louis, dans le Missouri, Berry a appris dès son plus jeune âge blues, jazz et swing, avant de développer un jeu de guitare très particulier. Son staccato de double corde lui permet de se faire remarquer d'abord au niveau local, avec un trio formé avec Johnnie Johnson au piano et Freddy Below à la batterie. C'est en 1955, lors d'un pèlerinageà Chicago, que Chuck Berry, par ailleurs excellent bluesman, obtient, grâce à Muddy Waters, une audition chez Chess Records. S'ensuivra l'enregistrement de "Maybellene", considéré comme le deuxième tube officiel de l'histoire du rock'n'roll derrière le fameux "Rock Around the Clock", puis un paquet de futurs classiques tels que "Roll Over Beethoven", "Too Much Mookey Business", "Rock and Roll Music", "Sweet Little Sixteen" et bien sûr "Johnny B. Goode" - tous repris par la terre entière, Beatles et Stones en tête.

Sa carrière sera interrompue par deux années de prison au début des années 60. Son seul single classé numéro un sera le gentiment graveleux "My Ding-a-Ling", en 1972. Toujours pour Keith Richards, il a su donner à ses chansons un côté plus commercial sans être pop - même si il est difficile de minimiser l'apport de l'immense Johnnie Johnson dans cette affaire. Premier véritable géant de la guitare rock, avec le roll qui faisait toute la différence, il en aura défini l'esthétisme à travers ses thèmes savoureux et ses riffs nerveux, en plus de séduire une jeunesse adolescente, bien au-delà des Etats-Unis, et de marquer à jamais plusieurs générations de musiciens.

CARLOS SANTANA

Titres clés :

- "Europa"

- "Samba Pa Ti"

- "Black Magic Woman"

Matériel préféré :

- PRS Santana I

- ampli Mesa Boogie Mark I de 1970s

 

Alors que la planète sixties s'extasiait sur l'acid rock et la vague British, un guitariste mexicain installé à San Fransisco, prenait tout le onde par surprise avec son mémorable "Soul Sacrifice" de près de dix minutes, au festival de Woodstock. Précurseur de la world music, Carlos Santana et son groupe homonyme explosaient les barrières avec un latin rock aux racines afro-cubaines, une révolution ! Depuis quarante ans, Santana et son groupe à géométrie variable, collectionnent les hits : toutd'abord "Black Magic Woman" et "Oye Como Va", puis "Europa" en 1976 et "Smooth" en 1999, sur l'album Supernatural. Santana ne chante quasiment jamais, préférant développer ses talents de soliste au son de guitare reconnaissable et très chaleureux, plein de sustains, mais si difficile à imiter, même en utilisant ses armes : guitare à double bobinage (Gibson SG ou Yamaha SG, et PRS depuis 1988) et amplis à gros gain pour saturer facilement (Mesa Boogie Mark I particulièrement).

MARK KNOPFLER

Titres clés :

- "Sultans of Swing" avec Dire Straits

- "Brothers in Arms" avec Dire Straits

- "Private invetigations" avec Dire Straits

Matériel préféré :

- Fender Stratocaster rouge 1978

 

Il y'a très peu de chorus de guitare que n'improte qui est capable de fredonner : parmi eux, le duel entre Don Felder et Joe Walsh sur "Hotel California" et celui, pourtant sacrément pointu, de Mark Knopfler dans "Sultans of Swing", de Dire Straits. Fils spirituel de J. J. Cale, le guitariste britannique un son reconnaissable entre tous, grâce à une technique de main droite assez rare dans le rock. Délaissant les médiators, il attaque les cordes avec le pouce, l'index et le majeur de la main droite. Cela ne doit pas éclipser la lumineuse fluidité de son phrasé. ("Tunnel of Love") ni sa capacité à "engraisser" son jeu et le son de ses rythmiques ("Money for Nothing"). Dès 1979, Bob Dylan l'embaucha  pour son Slow Trin Coming et, même si les albums de Dire Straits furent considérés par certains snobs comme de "simples tests pour la hi-fi", Knopfler l'un des guitariste les plus fins et peut-être les moins démonstratifs des trois dernières décennies, comme certaines de ses œuvres en solo - "Remembrance Day", sur Get Lucky, par exemple - le prouvent aisément.

EDDIE VAN HALEN

Titres clés :

- "Ain't Talking 'Bout Love" avec Van Halen

- "Hot For Teacher" avec Van Halen

- "Eruption" avec Van Halen

Matériel préféré :

- Sa guitare baptisée "Frankenstrat" fabriquée par ses soins en  74' qu'il a ensuite modifié et repeint en 79'.

 

Avec la déferlante punk, on aurait pu croire que le concept même du guitar hero était définitivement révolu. Il avait certes du plomb dans l'aile, les Sex Pistols et les Clash étant passés par là, mais c'était sans compter sans ce jeune guitariste bouclé qui, dans la seconde moitié des seventies, fonde avec son frangin batteur un groupe qui porte tout simplement leur nom.

Eddie Van Halen va exercer une influence énorme sur tous les guitaristes de hard rock dans les années 80. Né en 1957 aux Pays-Bas, où son père dirige un orchestre de bal, il a 11 ans quand sa famille s'installe à Pasadena, en Californie. C'est là qu'il va faire la connaissance d'un chanteur exubérant du nom de David Lee Roth, puis du bassiste Michael Anthony. D'abord baptisé Mammoth, puis Rat Salad, leur quatuor commence à faire des concerts et devient finalement Van Halen en 1976. Obsédé par le son de sa guitare et pionnier des nouvelles méthodes de jeu, comme le tapping, qui consiste à tapoter avec les doigts les cordes au niveau du manche, Eddie a transformé les lignes mélodiques les plus simples en chorales démesurées. Son jeu très visuel le montre sans cesse à la recherche de nouveautés impressionnantes, si bien qu'il est parvenu à produire des sons qui n'étaient pas spécifiques à la guitare.

Sa musique y a trouvé une nouvelle dimension, sans jamais perdre de vue un sens dévastateur pour l'accroche, à l'instar du début du titre "Ain't Talkin' About Love". Comme venue d'une autre planète, elle a donné à ses riffs une substance épique et glorieuse, comme dans "Unchained" et "Take Your Whiskey Home", où il multiplie les harmoniques et les textures grâce à sa manière de les saisir. Tout se joue entre ses mains, à la pointe de son médiator, mais "comme Hendrix, il joue aussi avec son coeur", soulignera Mike McCready, de Pearl Jam. On n'oubliera pas non plus, bien sûr, son chorus aussi abrasif que légendaire sur "Beat It" de Michael Jackson, dans Thriller.

BRIAN MAY

Titres clés :

- "Bohemian Rhapsody" avec Queen

- "We Will Rock You" avec Queen

- "Brighton Rock" avec Queen

Matériel préféré :

- sa Red Special fabriquée avec son père

- ampli VOX AC-30 poussé à fond

- pédale Greg Fryer Treble Booster Touring

 

Ce végétarien et diplômé d'astrophysique a développé un style immédiatement reconnaissable avec Queen, qu'il fonde en 1971 avec son ami batteur Roger Taylor et le grand Freddie Mercury. John Deacon, le bassiste, les rejoint rapidement. En quatorze albums (environ 300 millions d'exemplaires vendus !) et quelques milliers de shows extravagants, May développe un jeu unique avec sa guitare unique, la Red Special, qu'il a fabriquée à 16 ans avec son père (elle est vendu aujourd'hui sous le nom de Brian May Guitar), une pièce de six pence comme médiator, une pédale Treble Booster et deux delays, quelques amplis Vox AC-30 poussés dans leurs retranchements. Le feu d'artifice peut commencer ! Un déluge millimétré de riff et de solos fluides et doux, sans aspérités ; et, marque de fabrique de May, ces empilements inédits de trois, cinq voir dix harmonies de guitares. Quarante ans que ça dure, et le guitar hero de Queen nous impressionne toujours autant !

© 2019 par CLEMENT COMBIER professeur de guitare à Riom, Auvergne. Proche Clermont-ferrand.